mardi 29 août 2017

La brocante Nakano

par Hiromi Kawakami

 
Titre original : Furudogu Nakano Shoten
Auteur: Hiromi Kawakami
Pays: Japon
Genre: Roman
Nombre de pages : 342
Année de première parution : 2005
N° ISBN: 978-2-8097-0090-9

Le sujet :

Ce roman traite essentiellement de la vie et des relations entre les quatre personnages évoluant au sein de la brocante Nakano : le patron, sa sœur et les deux employés.
La plupart des clients sont atypiques, à l’image des objets que l’on peut trouver dans cette brocante...

Contenu et impressions :

Petit aparté pour commencer. Si ce livre était adapté en drama, ce serait un drama d’ambiance, comme on dit dans ces cas-là. D’ailleurs, j’aimerais bien le voir adapté en drama, je suis sûre que l’on pourrait en faire quelque chose de bien. Enfin… un drama court, disons deux ou trois épisodes. Ce serait amplement suffisant. Pour tout vous dire, j’ai lu ce roman en « drama-style » : j’avais les acteurs, j’avais le décor, j’avais tout. « Ma » boutique s’inspirait largement de la librairie de livres anciens que l’on peut voir dans Tokyo Bandwagon. Par contre, mon petit casting à moi n’était pas le même, encore qu’à la réflexion, et même si je n’avais pas pensé à elle dans un premier temps, à présent je vois très bien Mikako Tabe incarner ici Hitomi, la narratrice. A voir…
Parlons justement des personnages un peu plus en détails. La narratrice est donc Hitomi. Elle travaille comme employée dans la brocante de Monsieur Nakano. Hitomi nous livre ses réflexions, ses peurs, ses impressions sur tout et en particulier sur Takeo, l’autre employé, qui est chargé d’effectuer les récupérations d’objets. Takeo est un peu mystérieux, et pas uniquement pour la narratrice, car c’est un taiseux. Il n’en demeure pas moins attachant, tout comme les autres personnages, d’ailleurs !
Monsieur Nakano est le patron. C’est un quinquagénaire qui a un gros point faible : la gent féminine. Nous faisons d’ailleurs la connaissance de Sakiko, qui est l’une de ses maîtresses ! Sakiko est un personnage secondaire très intéressant. Le chapitre dans lequel Hitomi lit un manuscrit écrit par Sakiko est très drôle, car elle le lit sur une matinée, et comme le contenu est… bon, je ne vais pas vous le dire, mais Hitomi est plongée dans sa lecture et à cause du contenu, elle est surprise tout à coup lorsqu’un client entre soudain dans la boutique et du coup, elle réagit bizarrement. Hitomi, de toute façon, je l’adore. C’est à elle – et un peu à monsieur Nakano – que je dois tous ces sourires pendant la lecture, comme par exemple ce passage où elle est inquiète car la personne pour qui elle commence à développer des sentiments ne l’appelle pas et elle se met à énumérer toutes les raisons pour lesquelles il n’appelle pas… et ça va loin ! Et d’ailleurs, on a tous et toutes éprouvé cela un jour, c’est ça et tous ces autres petits riens qui font que l’on se sent proche des personnages.
Masayo, la sœur de Monsieur Nakano, ne travaille pas à la boutique, mais elle vient régulièrement rendre visite à son frère. Son activité professionnelle consiste à fabriquer et vendre des poupées. Curieusement, lorsqu’elle vient à la boutique, son aura fait que le chiffre d’affaires augmente sensiblement. Masayo va tisser un lien particulier avec Hitomi. Les deux femmes vont devenir des confidentes, ou du moins ce qui s’en rapproche le plus. Tous les personnages vont d’ailleurs tisser des liens et c’est tout l’intérêt de ce roman tout en finesse et subtilité.
De prime abord, ce que l’on peut lire en quatrième de couverture n’incitera peut-être pas le lecteur à se jeter sur ce roman (par peur de se lancer dans une lecture ennuyeuse, peut-être), mais il vaut vraiment le coup ! C’est certain qu’il n’y a pas de rebondissements qui s’enchaînent, de l’action à tire-larigot, mais qu’est-ce que cette histoire est belle et surtout, qu’est-ce que j’aime ce style si simple, mais si subtil ! Chaque chapitre est centré sur un objet, qui est un point de départ pour raconter des petits riens, mais qui au total font un grand tout ! Combien de fois me suis-je sentie impliquée au point de vouloir me retrouver avec eux dans l’arrière-boutique ou en compagnie de Masayo et Hitomi à manger des pâtisseries !
Etant donné que ce sont des petites bribes de la vie quotidienne, on peut lire ce roman tranquillement, chapitre après chapitre, à raison d’un chapitre par soir, on peut même laisser passer plusieurs soirs et retrouver tout le monde sans devoir se dire : « Au fait, il se passait quoi déjà quand j’ai quitté tout ce beau monde la dernière fois ? »). En ce qui me concerne, j’ai été tellement charmée que je l’ai dévoré.
J’ai eu un peu peur que la fin ne soit pas satisfaisante, qu’elle tombe un peu à plat ou qu’elle soit banale, mais je n’ai pas été déçue, c’est un sans faute, et c’est typiquement le genre de petit univers et de personnages que je suis triste de quitter une fois le livre terminé et refermé pour la dernière fois.

En conclusion :

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai dévoré ce roman. Je faisais un tour à la médiathèque de ma ville, sans chercher de livre en particulier, lorsque je suis tombée sur celui-ci et j’ai tout de suite été attirée par la couverture, qui est magnifique.
Je vais retourner très prochainement à la médiathèque pour voir s’il n’y aurait pas d’autres pépites du même genre par Hiromi Kawakami. J’ai lu Les années douces par le passé, mais dans sa version BD. Si je pouvais trouver le roman, je serais comblée. Affaire à suivre ?

Un petit mot sur l'auteur :


 
Hiromi Kawakami est une romancière et écrivaine japonaise née le 1er avril 1958 à Tokyo. Son premier roman (Kamisama) a paru en 1994. Elle est très populaire au Japon. En France, elle est surtout connue pour son roman Les années douces (paru en 2000 au Japon et en 2003 en France), qui a été adapté en bande dessinée par Jiro Taniguchi en 2008 (paru en France en 2010). Son œuvre a été traduite dans plus de vingt langues. Elle a reçu de nombreuses récompenses, notamment le prestigieux prix Tanizaki en 2001 pour son roman Les années douces.

Source renseignements sur l'auteur: site Wikipedia et http://bokmenntahatid.is/hiromi-kawakami-2/




IZA, le 29 août 2017

jeudi 6 juillet 2017

Sprout

Le titre me fait rire, pas vous ? (OK, je sors…)

 
Titre original: スプラウト
Année : 2012
Réalisation, Scénario, etc. : Kentaro Moriya, Hayato Kawai, Kojiro Hashimoto, Yuko Matsuda
Durée : 12 épisodes de 23 minutes (en moyenne)
Pays : Japon
Genre : Comédie romantique
Adaptation du shojo manga éponyme de Atsuko Nanba

Avec : Yuri Chinen = Souhei Narahashi
Aoi Morikawa = Miku Ikenouchi
Fujiko Kojima = Miyuki Ozawa
Jesse Lewis = Hayato Katagiri
Ryosuke Hashimoto = Naoharu Takigawa
Mayuko Kawakita = Kiyoka Taniyama
Ritsuko Tanaka = Hiroko Ikenouchi
Keisuke Horibe = Tsuyoshi Ikenouchi

Le début :

Ce drama commence par un flashback : Miku est emmenée à l’infirmerie de son lycée par un garçon dont elle ne distingue pas le visage. Tout ce dont elle est capable de se souvenir, c’est cette sensation éprouvée lorsqu’il lui a pris la main pour l’aider à se lever…


Depuis ce jour, Miku en est sûre : ce garçon est le garçon de ses rêves et elle attend le jour où elle croisera à nouveau son chemin. (Miku, manifestement, croit qu’elle vit dans un shojo ^^ !)
En attendant, une petite révolution a lieu chez la jeune fille : ses parents ont pris la décision de louer à des étudiants les chambres vacantes de leur grande maison, afin d’arrondir les fins de mois. Parmi ces jeunes gens, il y a Souhei, qui est le garçon le plus populaire du lycée. Un jour où Miku glisse et tombe, Souhei lui tend la main pour l’aider à se relever et Miku reconnaît la sensation qu’elle a éprouvée quelques mois auparavant. Elle en est sûre : elle a retrouvé son Prince Charmant, c’est Souhei ! Youpi ? Non, pas youpi du tout. Il y a un petit hic : le cœur de Souhei est déjà pris ! (Finalement, il se pourrait bien que Miku soit enfermée dans un shojo :D !)



Mes impressions :

J’ai essayé de faire un peu d’humour dans mon résumé, j’ai l’air de me moquer des shojos, mais en fait je n’ai rien contre ! Qui aime bien châtie bien ! Nous avons donc affaire à une adaptation du shojo éponyme de la mangaka Atsuko Nanba.
Sprout est un drama qui peut se regarder rapidement, car il comprend 12 épisodes de 23 minutes.
Il faut que je vous avoue une chose : j’ai pris Miku (Aoi Morikawa) en grippe pendant quelques minutes, car elle fait sa bêcheuse dans l’épisode d’exposition. En effet, MADEMOISELLE n’est pas contente, parce qu’elle ne veut pas que des personnes inconnues boivent dans SON verre, mangent SES sorbets, utilisent SA baignoire ! Et je m’énerve, parce que si ses parents louent les chambres, c’est pour que l’argent ainsi gagné permette à MADEMOISELLE de faire des études supérieures dans une bonne fac. Normal que je m’énerve, ou pas ?


Heureusement, elle se rend compte de son attitude puérile et stupide un peu avant la fin du premier épisode, faisant ainsi baisser ma tension artérielle. En plus, ses parents (incarnés par Ritsuko Tanaka et Keisuke Horibe) sont adorables… des vrais parents de shojo, quoi ! J’ai vraiment eu mal au cœur pour eux en voyant MADEMOISELLE taper sa petite crise.


Souhei (Yuri Chinen) vient vivre chez les Ikenouchi car suite au divorce de ses parents, le nouveau logement de sa mère se situe trop loin du lycée. Souhei est très populaire auprès des filles. Elles aiment sa gentillesse et sa gueule d’ange. C’est un personnage serviable et qui a le don de mettre rapidement tout le monde dans sa poche.


Deux autres pensionnaires intègrent le foyer, ce sont des étudiants : Naoharu (Ryosuke Hashimoto) et Kiyoka (Mayuko Kawakita). Leur présence n’est pas primordiale, ils servent juste à mettre un peu d’ambiance et ce sont des personnages hyper stéréotypés, mais ils sont amusants… c’est déjà ça. Naoharu (« Takki-san »), c’est le gentil otaku de service et Kiyoka incarne la fille superficielle par excellence.

 
Hayato (Jesse Lewis) est un ami de Souhei. Il vient lui prêter main forte lors de son emménagement chez MADEMOISELLE. La particularité de ce jeune homme est de collectionner les conquêtes… jusqu’au jour où il tombe amoureux de quelqu’un. Pour de vrai.


Il me reste à vous présenter Miyuki (Fujiko Kojima), la petite amie de Souhei. Elle est (forcément!) jolie, souriante, douce, amicale, etc. (Ah… au fait, je vous ai dit que c’était un shojo à la base? XD). Miyuki n’est pas du tout populaire au lycée – et le fait de sortir avec le chouchou de ces demoiselles n’arrange rien à l’affaire. En effet, les autres filles la trouvent ennuyeuse et l’ont affublée d’un vilain sobriquet. Seule Miku se comporte de manière amicale avec elle.
Il est à noter que Souhei n’est pas le premier amour de Miyuki… et, même si cette remarque paraît anecdotique, en fait, elle ne l’est pas ! (^^)

  
Sprout n’est pas la huitième merveille, mais je n’en attendais rien de particulier ou d’original, alors tout ce que j’ai vu me convient tout à fait. L’histoire se passe principalement pendant les vacances d’été et cette petite parenthèse estivale fait du bien. Sprout est court, il se laisse regarder, il est distrayant et pour qui aime les shojos, tous les ingrédients y sont. Il y a des jours où l’on a simplement envie de regarder une série qui ne va pas nous prendre la tête et Sprout est arrivé au bon moment.

 
Pour le générique, c’est le groupe de Johnny’s Hey ! Say ! 7 qui s’y colle, bien sûr ! La chanson est banale et sympa à écouter deux ou trois fois, ambiance bande de potes garantie : ça s’intitule « Hana Egao » et ça a des accents gentillets, histoire d’être raccord avec la série et pendant la chanson, on voit notre sympathique bande de jeunes courir sur la plage au ralenti, avec Souhei qui nous gratifie d’un salto arrière. Guimauve powaaaa !
A noter, en insert songs, « Betty’s a bombshell », « Cruel and beautiful world » et « Itchin’ on a photograph » par Grouplove, ce n’est pas si fréquent d’entendre un groupe occidental en insert dans un drama. J’aime bien ces titres, mais on les entend un peu trop souvent à mon goût.

En conclusion :

Sprout, c’est du shojo 100 % pur jus qui respecte tous les codes du genre, on y retrouve tous les poncifs (le barbecue-entre-amis-pour-fêter-le-fait-que-l’on-soit-tous-ensemble-entre-amis, le feu d’artifice, la visite de l’aquarium, etc.), donc il est à réserver aux amateurs qui y trouveront certainement leur compte.
N’ayant pas lu l’œuvre originale, je m’adresse tout particulièrement aux amateurs de shojos qui connaissent le manga dont ce drama est l’adaptation et qui pourraient enrichir mon article de leurs commentaires, histoire de comparer les deux versions, etc., ou tout simplement pour savoir si ils seraient tentés de regarder cette série, pourquoi pas ?
A contrario, si vous avez vu la série, est-ce que cela vous donne envie de vous plonger à présent dans la lecture du manga ?
Bref, que vous inspire tout ceci ? (^^)


 


IZA, le 6 juillet 2017

vendredi 2 juin 2017

Depeche Mode à Lille

Depeche Mode à Lille

29 mai 2017


Salle : Stade Pierre Mauroy, Lille (France)

Introduction :

Depeche Mode et moi, c’est une longue histoire, ça remonte au lycée. A l’époque, mes camarades de classe étaient folles de Dave Gahan (le chanteur) et de Martin Gore (principalement à la guitare, mais qui fait les chœurs et qui pousse aussi la chansonnette sur les balades et les chansons planantes).
Cet engouement des lycéennes de mon bahut était à un point tel que j’ai commencé à saturer. Certaines furieuses se prenaient même la tête à essayer de déterminer qui, entre Dave et Martin, était le meilleur des deux. Par contre, elles se fichaient complètement d’Andy Fletcher, les vilaines. Pourtant, s’il n’avait pas été là, il aurait quand même manqué un p’tit quelque chose, non ? Bref, passons.
J’appréciais le groupe simplement pour la musique et les paroles et à l’époque, il ne fallait même pas me demander le nom des gars, je m’en fichais un peu, j’aimais juste leur musique et leurs voix. Et puis c’était à peu près tout.
Le temps a passé, j’ai depuis découvert d’autres univers musicaux, etc., et puis, un beau jour, Christian-le-retrogamer-occasionnel a ressorti le fameux 101 et là, ma passion musicale pour Depeche Mode a repris furieusement et c’était encore meilleur parce que j’avais l’impression de les redécouvrir… et puis, il n’y avait plus la meute de lycéennes hystériques XD !
Je me suis remise à suivre leur actualité, à écouter et aimer leurs albums plus récents et, ô joie, j’ai appris à l’automne 2016 qu’ils allaient sortir un nouvel album (Spirit) en mars 2017 et qu’une tournée allait suivre ! Il fallait que j’en sois, nom d’un petit bonhomme !
L’album est bon, j’ai tout de suite aimé les titres Where’s the revolution, Going backwards, So much love et Cover me. Le groupe a d’ailleurs interprété ces titres l’autre soir à Lille.

Le lieu :

Le stade Pierre Mauroy, à Villeneuve d’Ascq, c’est-à-dire à un pet de mouche de Lille. C’est un stade relativement récent, je n’y avais jamais mis les pieds auparavant.


Tout autour et à l’intérieur, il y a largement de quoi se restaurer (c’est important!) et j’ai bien apprécié également la disposition des gradins, bien en pente, qui permettent de voir même si vous avez un grand baraqué devant vous ! J’ai eu l’occasion d’aller dans des salles où ce n’était pas le cas et j’appréhendais un peu. Je ne suis pas petite, mais j’ai le chic pour me retrouver avec un grand, voire un très grand bonhomme devant moi ! Je suis une poissarde.


Le décor et le concert :

La première partie commence pile à l’heure. Le groupe The Horrors investit la scène pour une heure. Leur musique est sympa. Je ne connaissais pas ce groupe.
21H pétantes : les premières notes d’un synthé retentissent, mais c’est une feinte. Il est remplacé par le début de Revolution des Beatles. Clin d’œil aux aînés ? XD ... et surtout référence à Where’s the revolution et puis, ça y est, ça démarre vraiment, avec Going backwards. Et là, lorsque Dave entre sur scène j’ai l’impression que mes lycéennes se sont toutes données rendez-vous, avec leurs copines (et leurs mecs), au stade ! Je vois une mère de famille pas très loin de moi bien rangée en apparence qui, sans crier gare, se met à pousser des cris d’orfraie (enfin… c’est ce que ça m’inspire). Facile à comprendre, tout compte fait : il a un charisme comme on en voit rarement et il ne s’économise pas, il est toujours en mouvement, il joue avec le public, il danse, si bien que vous vous dites : mais Dave, il est à plusieurs sur scène, non ?
J’ai lu à plusieurs reprises qu’un concert de « Déhème », c’était particulier. Au début, je me disais que ce n’étaient que des paroles de fans et qu’il fallait prendre du recul… ben croyez-moi, c’est vrai ! Il y a une p***** d’ambiance, il se passe vraiment quelque chose que je n’arrive pas à expliquer et que je n’ai jamais vécu auparavant lors de concerts. En tout cas, c’est à vivre. Cette ambiance de fête a d’ailleurs commencé aux abords du stade, quelques heures avant le concert. Nous avons vu une fan venue de Belgique, tatouée 100 % Depeche Mode, qui se promenait autour du stade avec une cape de roi et une couronne sur la tête, exactement comme dans le clip « Enjoy the silence ». J’ai appris plus tard une chose hallucinante : elle serait allée les voir en concert 65 fois! (Des fois, les fans font peur…)
Musicalement parlant, les morceaux que j’ai l’habitude d’entendre sont comme transformés, sublimés sur scène, c’est comme s’ils étaient réinventés. On redécouvre des vieux morceaux à la sauce 2017 et c’est le pied ! ZE BIG PANARD. Ils jouent et chantent juste, à peine si leurs voix ont changé, c’est un truc de ouf.
Ils ont tout enchaîné sans entracte, mais j’ai trouvé qu’il y avait quand même deux parties assez distinctes : la première où des morceaux récents et très récents ont permis de chauffer la salle (si tant est que cela fut nécessaire, cf. plus haut!) et une seconde où ils ont interprété des morceaux plus anciens avec, tout le long, un bon équilibre entre des titres qui bougent bien (Barrel of a gun, I feel you, Wrong, Personal Jesus - ma préférée, toutes époques confondues, imaginez mon état quand j’ai reconnu les premières mesures - Everything counts, Never let me down again, So much love et j’en passe !) et d’autres plus lents, histoire de se remettre de nos émotions (Somebody, Home - où j’ai même un peu chialé comme une grosse débile au début et je ne sais même pas pourquoi, j’étais tout sauf triste… émotion quand tu nous tiens ! - A question of lust, In your room, etc.). Le spectacle a duré deux heures, rappel y compris. C’était parfait.
Question décor, ils n’ont pas lésiné et ils ont bien fait leurs devoirs : des jeux de lumière à profusion, des séquences filmées sur écran géant calées impeccablement avec la musique. Pendant le rappel, ils ont rendu un bel hommage à David Bowie en interprétant Heroes. Là aussi, c’était parfait.


Conclusion :

Christian-le-retrogamer-occasionnel a eu une réflexion amusante entre deux chansons : « On se croirait à la messe ». Et c’est vrai : on se levait et on s’asseyait en bloc par intermittence en écoutant cette drôle de « (Black) celebration »… jusqu’au moment où plus personne ne s’est assis, parce que ce n’était plus possible : Dave, Martin et les autres avaient mis le feu au stade.
Assurément, une expérience à revivre ! Et je pense que les ex-lycéennes seraient de mon avis ;)
Des fans ont mis des vidéos du concert sur « Tutube ». Certaines valent le coup d’œil.


 IZA, le 2 juin 2017